L’aluminium et le développement durable : une industrie responsable

Selon la formule désormais consacrée, extraite du rapport de Gro Harlem Bruntland pour les Nations Unies « Notre avenir à tous » (1987) le développement durable se définit comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». Il repose sur un équilibre entre trois « piliers » : le pilier économique, le pilier environnemental et le pilier social.
Si L’aluminium pour les générations futures est une campagne d’information et de dialogue avec les parties prenantes qui a pour objectif prioritaire de faire connaître les atouts de l’aluminium et les actions engagées par les entreprises du secteur en matière de développement durable, le développement durable dans l’industrie de l’aluminium ne se limite pas à L’aluminium pour les générations futures.

Ce sont en effet les entreprises du secteur qui font vivre au quotidien ce concept, en lui donnant corps et en le plaçant au cœur de leur stratégie et de leur métier.

Le développement durable étant une démarche de progrès, il existe autant de façons de le mettre en œuvre qu’il existe d’entreprises, y compris si elles appartiennent au même secteur d’activité. On peut cependant considérer, à titre d’exemple, que les entreprises du secteur de l’aluminium s’engagent résolument et de manière tout à fait concrète dans une démarche de développement durable quand :

  • Elles améliorent leurs résultats en matière de sécurité au travail, grâce à une politique ambitieuse de maîtrise des risques. Ces efforts ont ainsi permis de passer d’un bilan de 15,4 incidents donnant lieu à la perte d’au moins une journée de travail en 1997, au bilan de 11,3 accidents en 2002 (Source European Aluminium Association – EAA ; champ : Union européenne à 25 + pays membres de l’Association Européenne de Libre Echange – AELE + Turquie ).
  • Elles luttent contre le changement climatique, en mettant en œuvre une politique volontaire de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. Les entreprises de notre secteur ont ainsi signé des accords volontaires, par exemple sur le plan national dans le cadre de l’AERES (Association des Entreprises pour la Réduction de l’Effet de Serre) ou encore sur le plan international dans le cadre du «Partnership for Climate Action».
  • Elles visent à une meilleure efficacité énergétique. Rappelons ici que la production d’aluminium primaire est une activité dite « électro-intensive » : l’électrolyse consomme beaucoup d’électricité. L’électricité représentant une part importante du coût de production, les industriels ont toujours été incités à mettre au point des technologies plus économes en énergie, réduisant ainsi les impacts environnementaux liés à leur consommation d’électricité. La consommation d’électricité en Europe dans l’électrolyse a ainsi été réduite de 33% depuis 1950.
  • Elles s’engagent en faveur des meilleures pratiques environnementales, en mettant en place des systèmes de management environnemental performants ou encore en réhabilitant les sites pollués et autres décharges. Les démarches de progrès adoptées par les entreprises se traduisent notamment dans la forte progression du nombre de sites de l’industrie européenne de l’aluminium certifiées ISO 14001 / EMAS : de 14% en 1997, ils étaient 61% en 2002 (source : EAA).
  • Elles se dotent d’indicateurs permettant de mieux évaluer leur performance en matière de développement durable. La mise en place d’indicateurs spécifiques se fait désormais quasi systématiquement à l’intérieur des entreprises ; d’importantes réflexions ont toutefois parallèlement été menées dans le cadre de l’EAA, notamment à l’intérieur du programme L’aluminium pour les générations futures, pour déterminer des indicateurs de développement durable communs à l’ensemble du secteur.
  • Elles mettent en place des politiques de mécénat de solidarité, pour soutenir des initiatives en faveur de l’insertion, du développement ou de la santé dans les communautés proches de leurs implantations.
  • Elles s’impliquent dans des forums internationaux comme le Global Compact. En adhérant au Pacte Mondial des Nations Unies (ou Global Compact), les entreprises s’engagent en effet à respecter certaines règles dans les domaines des droits de l’homme, du droit du travail, de la protection de l’environnement et de la lutte contre la corruption.